Biguine - Carnet de voyage en Martinique J5

Avec Luc, on avait bien apprécié le flanc coco d’hier… Du coup aujourd’hui il a ramené de la boulangerie deux autres spécialités au #coco. Bon. Les macarons, il faut se battre un peu contre, ok… Mais quand on est gourmande (hihi) ca en vaut la peine… Quand au Robinson, quel délice!


Avec le café et le petit-déjeuner on finit d’organiser la journée. Elle s’annonce chargée, mais j’étais vraiment impatiente de faire ce qu’on va faire aujourd’hui. Mais assez tardé, on a rendez-vous avec le guide à 8h30, et la route est longue jusqu’à la commune du Morne Rouge.

Et oui, la première partie de la journée sera sportive avec, tenez-vous bien, l'ascension de la Montagne #Pelée ! Le temps d’enfiler les baskets, de fermer les sacs à dos, et en route pour le Nord de l’île!




C’est la seconde randonnée en deux jours, mais celle-ci est censée être un peu plus longue. Le départ se fait depuis un refuge qui s’appelle l’Aileron (824m). C’est là que Teddy (le guide) nous attend. On est les derniers arrivés (il y a deux autres couples) mais on n’est pas si en retard. La météo est clémente, malgré les nuages il ne pleut pas et le temps n’est pas lourd. La marche en elle-même n’est pas très difficile, mais le parcours est long...


Heureusement il y a plusieurs stations qui donnent l’occasion de se reposer. Teddy commente en nous contant l’histoire du volcan, en pointant les différentes communes qu’on aperçoit, et en montrant comment la végétation évolue au fur et à mesure que l’on progresse dans l’ascension. Après un peu plus de 2h, on arrive enfin au sommet! Il y a plusieurs endroits où s'arrêter, mais on voulait vraiment gravir la Pelée jusqu’à son point culminant.

Le dôme, le “Chinois” (pour la forme, peut-être?) se trouve à presque 1400m d’altitude. C’est marrant de voir la #Martinique d’en haut. D’un côté l’Océan Atlantique, de l’autre la Mer des #Caraïbes

La redescente prend à peine moins de temps que la montée, et du coup on est de retour au refuge un peu après midi. Le temps de dire au revoir, et on reprend la route, direction la côte Caraïbe et la commune de Saint-Pierre.



Il y a quelques années, on avait vu un film magnifique sur le Saint-Pierre de la fin du 19ème siècle, juste avant la célèbre éruption de la Montagne Pelée qui avait fait 29000 morts et détruit la ville. Pendant que la voiture descend le flanc de la montagne, les souvenirs du film remontent avec les rythmes chaloupés de la bande originale qu’on écoute.


Arrivés au bourg Saint-Pierre, plutôt que de se précipiter vers les ruines, on commence par déjeuner en admirant la Baie dans un petit restaurant. C’est Teddy qui nous avait conseillé de venir, et c’est peut-être pour ça qu’ils ont eu la gentillesse de nous offrir le café à la fin.


Une fois rassasiés, nous passons par l’office du tourisme, puis partons à la conquête de la ville, ses ruelles et ses ruines: le théâtre, la maison coloniale de la Santé, la Batterie Sainte Marthe… Et bien sûr, le célèbre cachot de #Cyparis, l’un des deux survivants de l’éruption de 1902. On fait ensuite un petit tour par le musée volcanologique avant de reprendre la voiture.


Et franchement, quelle meilleure fin de journée qu’un bain de mer sur une plage de sable noir chauffée par un soleil qui entame sa course finale vers la mer? Le Carbet est la commune au sud de Saint-Pierre, et le sable de ses plages provient des roches volcaniques, d’où sa couleur si caractéristique. C’est tellement original!




On a malgré tout eu la bonne idée de repartir avant que le soleil ne se couche vraiment. En effet la route vers le centre de la Martinique longe la Mer des Caraïbes, et le spectacle des voiliers fendant la mer calme devant le soleil qui plonge vers l’horizon est saisissant. Nous rentrons aux Anses-d’Arlets sans un mot, mais la #biguine qui résonne toujours dans la voiture nous ramène sans cesse à Saint-Pierre, il y a un peu plus de cent ans…


Bonus : La Martinique comme les Martiniquais (LMCLM)

LMCLM n°9 : Dans la culture martiniquaise on dit que la biguine est née à Saint-Pierre au cours du 19ème siècle. La ville était alors la perle de la Caraïbe, véritable centre économique et culturel de la Martinique. Comme d’autres musiques nées à la même époque sur les territoires américains et caribéens où l’esclavage est présent, elle est née de la rencontre entre musiques africaines, locales (en l'occurrence le Bèlè) et européennes. C’est à la fois une musique et une danse, de “salon” ou de Carnaval. Son influence à la Nouvelle-Orléans et à Paris dans la première moitié du 20ème siècle en ont fait un des “ancêtres” du jazz. Aujourd’hui d’autres styles de musique la concurrencent en Martinique, mais la clarinette et le tibwa continuent d’animer les fêtes de mariages et de communion, ainsi que les vidés de Carnaval.


LMCLM n°10 : Vous avez remarqué? J’aime ça le poisson… Surtout en Martinique! Alors je me suis renseignée sur les différentes façons d’en préparer, en plus du poisson grillé du début de la semaine. Alors, il faut savoir qu’ici, après être écaillé et vidé, le poisson est assaisonné avec du citron, de l’ail, du poivre, des feuilles ou des graines de bois d’Inde… Après l’avoir fait macérer quelques heures, on peut le faire cuire dans de l’eau avec d’autres épices pour faire un blaff. Ou dans une sauce à base de tomates pour faire un court-bouillon. Roulez le plutôt dans la farine, et vous pouvez aussi le faire frire à l’huile. Si vous ne mangez pas tout votre poisson frit, pourquoi pas le faire recuire dans la sauce du court-bouillon et préparer ainsi une délicieuse daube de poisson? Tant de choses à goûter… Mmmmh….

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